Tout développeur d'applications a un point de départ. Le mien a un nom : le plan Informatique pour Tous.

1989, une salle pas comme les autres

Je suis en CE1, et mon école est équipée depuis le plan Informatique pour Tous. Dans une salle, des Thomson TO7/70 sont reliés en réseau, avec leur fameux crayon optique.

Pour un enfant de 7 ans, ces machines avaient quelque chose de fascinant. Un clavier, un écran, et la promesse qu'en tapant les bonnes choses, il allait se passer quelque chose.

La tortue Logo, mes premières instructions

Et puis il y a eu le Logo, ma toute première approche de la programmation.

Le principe était simple : une petite tortue à l'écran, et des instructions pour la faire avancer, tourner, dessiner. Un carré d'abord, puis une rosace. On écrivait, on lançait, et la tortue exécutait. Quand le dessin ne ressemblait pas à ce qu'on avait imaginé, il fallait comprendre pourquoi, corriger, recommencer.

Sans le savoir, j'apprenais déjà l'essentiel : décomposer un problème, donner des instructions précises, et chercher l'erreur quand le résultat n'est pas celui attendu.

L'envie de comprendre ce qui se passe à l'intérieur

Je crois que tout est parti de là. L'envie de comprendre ce qui se passe à l'intérieur d'une machine.

Cette curiosité ne m'a jamais quitté. Elle m'a mené vers l'électrotechnique, puis vers le développement d'applications, et finalement vers ce métier qui réunit les deux : faire dialoguer des terminaux avec des machines.

Plus de trente-cinq ans plus tard

Les machines ont changé. Aujourd'hui, je développe des applications pour terminaux de paiement et bornes en libre-service, qui pilotent des laveries, des stations de lavage, des bornes de recharge ou des distributeurs automatiques.

Mais au fond, le plaisir est resté le même : écrire du code, et voir la machine répondre.